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61ᵉ Biennale de Venise. Venez pour l’art, restez pour l’effondrement géopolitique

Le retour de la Russie et la présence maintenue d’Israël ont fracturé la prétention de la 61ᵉ Biennale de Venise à la neutralité politique. Le jury international a démissionné, vingt-sept pavillons nationaux ont fait grève le 8 mai, et Pussy Riot et FEMEN ont occupé conjointement, pour la première fois, le pavillon russe. Citráková documente la manière dont le président de la Biennale Pietrangelo Buttafuoco a coordonné en coulisses le retour de Moscou ; le refus de l’artwashing par les artistes ukrainiens, palestiniens, tchèques et slovaques ; et l’érosion financière du modèle des pavillons nationaux au profit du capital privé. [AN]

Le profil Instagram Artnotnet a publié un résumé bien senti de l’atmosphère de la 61ᵉ édition de l’exposition internationale d’art contemporain à Venise : « Venez pour l’art, restez pour l’effondrement géopolitique. Démissions, prix annulés, police armée, drames curatoriaux, animalerie, discours, Björk. » L’esthétique de ce compte meme subversif renvoie à des plateformes similaires – par exemple Style Not Com du designer géorgien Beka Gvishiani -, qui diffusent des dépêches rapides et stylisées sur l’actualité du monde de l’art. Comme si, dans le rythme effréné du spectacle médiatique, il ne restait plus de place pour un commentaire plus approfondi.

C’était ma première participation au préopening de la Biennale de Venise, un événement accessible uniquement sur invitation et destiné principalement à l’élite artistique mondiale. Avant de partir, j’avais demandé à une amie si cela valait le coup. « C’est un vernissage. Le même qu’à Prague, juste à Venise », a-t-elle constaté sans grand enthousiasme. À mon arrivée, mes attentes ont pourtant changé. Dans le contexte du chaos géopolitique en cours, cette édition prend une tout autre dimension.

Sous la façade rutilante de cet événement de premier plan, je perçois la nécessité de parler des plaies qui, sur fond de conflits mondiaux, d’effondrement politique et de désagrégation de la confiance dans les institutions, sont impossibles à ignorer. La Biennale n’a jamais été un terrain neutre. Les pavillons nationaux ne présentent pas « seulement » de l’art : ils reflètent avant tout les positions et les humeurs de leurs pays d’origine. L’atmosphère d’urgence qui a accompagné l’édition de cette année et qui a dominé les stories Instagram dit ainsi quelque chose d’essentiel sur un monde où le fonctionnement de l’art fait partie intégrante de la réalité politique.

Venise aime la violence
Beaucoup d’artistes ont saisi l’occasion de la Biennale de cette année pour faire des gestes de protestation. La critique Kate Brown l’a expliqué dans le podcast Commotion : « Les travailleurs et travailleuses culturels saisissent le moment où toutes les personnes influentes débarquent à Venise pour prendre un mégaphone et faire entendre leur opinion, parce que le monde, au moins brièvement, prête réellement attention. »

Dès l’entrée du domaine des Giardini, dans une billetterie désaffectée de Carlo Scarpa, le collectif fierce pussy a installé une œuvre intitulée we are here. Il s’agit d’un drapeau palestinien déconstruit – des morceaux de tissu rouge, noir, vert et blanc – qui rappellent aux visiteurs et visiteuses que, bien que la Palestine soit reconnue par 157 États membres de l’ONU, elle n’a toujours pas de pavillon officiel à la Biennale. On retrouve aussi le drapeau palestinien à l’Arsenale, le bâtiment principal de l’exposition, où l’artiste franco-guyanaise Tabita Rezaire l’a intégré à son installation Omo Elu and Mother Trinity (2024) [1].

L’artiste géorgien Shalva Nikvashvili travaille fréquemment avec des masques et des objets explicites, abordant la répression du corps et la violence politique. Il est venu à Venise protester contre la réouverture du pavillon russe. Il a refusé l’accréditation officielle et a financé l’intégralité de son action par des dons reçus de sa communauté sur Instagram. Avec une banderole « Venice Loves Violence » (Venise aime la violence), il s’est assis en silence sur un objet métallique provocateur orné d’une faucille et d’un marteau. Il voulait ainsi dénoncer le « détournement » d’une institution qui permet à un État accusé de crimes de guerre de pratiquer l’artwashing et de légitimer la violence [2].

Le projet Echoes de l’artiste ukrainienne Daria Koltsova répond également à l’agression russe : elle a accroché, sur des cordes à linge tendues entre les maisons dans les ruelles vénitiennes, les uniformes authentiques de soldats et soldates servant au front. Ils appartiennent à des personnes du secteur culturel qui faisaient partie de la scène artistique avant la guerre mais qui sont aujourd’hui en service actif et ne peuvent donc assister en personne à la Biennale. Ces vêtements, qui ont traversé des centaines de territoires désoccupés, font entrer dans la ville la trace tangible de la guerre en cours. Parmi eux figurent aussi des uniformes de combattants du régiment Azov, donnés au projet par la photographe et volontaire Tata Kepler [3]. 

Parmi les actes de résistance, on peut aussi compter les autocollants Death in Venice (Mort à Venise), disséminés sur tout le domaine des Giardini. L’initiative émane de la représentation lettone, l’une des plus virulentes critiques de la direction de la Biennale. Le slogan, qui renvoie à la nouvelle homonyme de Thomas Mann, pointe la décadence morale d’une institution qui autorise la participation d’États commettant des crimes de guerre et un génocide.

Un théâtre de la beauté comme protestation
Bien que les actions de protestation fassent partie de la Biennale depuis 1968, de nombreuses critiques s’accordent à dire que cette édition est différente. C’est ce dont témoignent la démission collective du jury international à la suite de différends sur la neutralité politique, les patrouilles policières devant le pavillon russe temporairement ouvert, ou encore la plus grande grève de 24 heures de l’histoire de l’institution en soutien à l’Art Not Genocide Alliance (ANGA), au cours de laquelle jusqu’à vingt-sept pavillons nationaux ont fermé leurs portes en tout ou en partie. La stabilité institutionnelle de l’exposition vénitienne d’art contemporain se désagrège en direct.

La controverse la plus marquante reste la démission du jury composé des curatrices reconnues Solange Oliveira Farkas, Zoe Butt, Elvira Dyangani Ose, Marta Kuzma et Giovanna Zapperi. Elle est intervenue neuf jours seulement avant l’ouverture de l’exposition. Il ne s’agissait pourtant pas d’une décision soudaine. Les membres du jury ont décidé de démissionner à la suite de leur déclaration du 23 avril 2026, dans laquelle elles annonçaient leur refus de décerner des prix à des artistes ressortissants de pays dont les dirigeants font l’objet d’accusations de la Cour pénale internationale (CPI). Bien qu’elles n’aient pas nommé les pays dans le communiqué, il est clair qu’il s’agit de la Russie et d’Israël. C’est précisément contre leurs dirigeants que des mandats d’arrêt internationaux ont été émis dans le cadre des guerres en cours. Sous l’intensité de la pression politique, la Biennale n’a pas réussi à maintenir son propre système de prix : cette année, l’attribution du prestigieux Lion d’or sera décidée par le public profane plutôt que par une commission d’expertes [4]. La critique d’art Anežka Bartlová analyse plus en détail cette situation, y compris les circonstances de la démission du jury et les réactions ultérieures de l’institution, dans un article récent pour Artalk.

S’il fallait demander quel pavillon a attiré le plus d’attention cette année, il ne serait pas exagéré de dire que c’est le pavillon russe. Les abords de la villa historique conçue par l’architecte Alexeï Chtchoussev dans les Giardini étaient gardés par des contingents de policiers italiens et d’unités antiémeute. Après une pause de quatre ans, le pavillon n’a ouvert que trois jours. Il n’était accessible qu’au cours du préopening aux journalistes accrédités, aux personnalités politiques et à d’autres acteurs et actrices choisis du monde de l’art. Il reste actuellement fermé au public.

C’est là que se sont déroulées plusieurs des actions de protestation les plus importantes qui ont façonné l’image médiatique de la Biennale cette année. La plus marquante fut l’action massive menée par les groupes Pussy Riot et FEMEN, qui ont occupé le bâtiment du pavillon et forcé sa fermeture temporaire. Leur protestation s’est poursuivie hors des Giardini, dans les rues de Venise, où une centaine de visiteurs et visiteuses de la Biennale les ont rejointes. Ensemble, elles se sont rendues au siège du bureau du président de la Biennale, situé dans l’un des palais du bord de l’eau [5].

Le président actuel de l’institution, Pietrangelo Buttafuoco, nommé il y a deux ans par le gouvernement italien de droite, défend une dépolitisation de l’événement et une forme de neutralité. Dans le contexte actuel, il a déclaré que la Biennale n’avait pas mandat pour exclure des États, cette décision relevant exclusivement des pays eux-mêmes. Alors qu’il juge légitime le geste de l’artiste Ruth Patir, qui en 2024 avait choisi de fermer volontairement le pavillon israélien tant qu’un cessez-le-feu ne serait pas conclu, il qualifie d’inadmissible la pression extérieure de la campagne d’ANGA appelant à un boycott général d’Israël. Et bien que le pavillon israélien des Giardini soit resté fermé cette année sous prétexte de « rénovation », la direction a alloué à l’artiste israélien Belu-Simion Fainaru un espace de remplacement à l’Arsenale, ne faisant ainsi que confirmer sa propre hypocrisie [6].

De plus, Buttafuoco fait face à d’autres accusations controversées. Selon la correspondance électronique fuitée et publiée par les portails italiens Open et La Repubblica, il aurait secrètement coordonné le retour de la représentation russe depuis l’été dernier. Dans ses échanges avec la commissaire du pavillon russe Anastasia Karneeva, il a discuté de l’obtention de visas pour l’équipe curatoriale et de stratégies pour éviter la perte d’une subvention de deux millions d’euros de la Commission européenne, qui interdit aux institutions européennes de coopérer avec des entités financées ou contrôlées par la Russie. Le format de la prévisualisation de trois jours devait précisément aider à contourner ces règles et à éviter la perte des financements. La Biennale a finalement perdu la subvention de toute façon. L’ouverture du pavillon russe n’a donc servi qu’à des intérêts politiques. Pendant l’événement, une grande quantité de matériel visuel aurait été produite, que la Russie pourra utiliser à des fins de propagande en affirmant qu’elle résiste avec succès aux tentatives d’isolement international [7]. Selon le journaliste irlandais Caolan Robertson, la délégation russe a quitté Venise avec des disques durs remplis de photographies des visiteurs et visiteuses influents du pavillon, parmi lesquels le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini et l’ambassadeur de Russie en Italie Alexeï Mechkov.

Le dernier moment marquant des journées de préopening fut la grève coordonnée de 24 heures organisée le 8 mai sous la bannière d’ANGA et des syndicats italiens ADL Cobas (Associazione Difesa Lavoratori), USB (Unione Sindacale di Base) et CUB (Confederazione Unitaria di Base). Vingt-sept des quatre-vingt-dix-neuf pavillons nationaux ont rejoint l’action, fermant ce jour-là leurs expositions aux Giardini et à l’Arsenale en tout ou partie. La présentation tchéco-slovaque, représentée par Jakub Jansa, le duo d’auteurs Alex Selmeci et Tomáš Kocka Jusko et le commissaire Peter Sit, s’est également jointe à la grève. La protestation s’est aussi répandue de manière visible dans l’exposition principale In Minor Keys : de nombreux artistes ont, en signe de résistance, voilé leurs œuvres ou y ont incorporé des symboles palestiniens. Par ce geste radical, la communauté artistique a clairement rejeté la normalisation du génocide et la complicité de l’institution avec la guerre d’agression. Il s’agit sans aucun doute de la plus grande action de protestation coordonnée de ce genre depuis 1968.

Une taupe épuisée et des féministes bruyantes
La charge politique de la Biennale se déverse pleinement à l’intérieur des pavillons nationaux. La dimension féministe est portée par Florentina Holzinger (Autriche) dans le projet Seaworld Venice, qui répond à l’effondrement environnemental et à l’épuisement civilisationnel. Maja Malou Lyse (Danemark), dans le projet Things to Come, explore la manosphère, la baisse du nombre de spermatozoïdes et la marchandisation de la reproduction humaine au profit du capitalisme. Dans le projet Ruin, l’artiste allemande aux racines vietnamiennes Sung Tieu transforme la façade fasciste du pavillon allemand au moyen d’une mosaïque de fenêtres provenant d’un immeuble préfabriqué de Berlin-Est destiné à la démolition. L’intérieur revient à l’artiste récemment disparue Henrike Naumann, qui déconstruisait dans son œuvre l’esthétique de l’architecture nazie à travers des objets du quotidien. Aline Bouvy (Luxembourg) examine dans le projet La Merde la politique de l’épuisement et des normes corporelles.

Dans le pavillon tchéco-slovaque, qui marque cette année le centenaire de sa fondation, Jakub Jansa, le duo Selmeci Kocka Jusko et le commissaire Peter Sit présentent leur projet commun The Silence of the Mole. Le protagoniste du récit est Monsieur M. : autrefois symbole de l’innocence enfantine, aujourd’hui figure vidée de la production culturelle et acteur épuisé enfermé dans le rôle du conte de fées de la Petite Taupe. Il a été envoyé aux Giardini comme une figurine diplomatiquement acceptable et politiquement inoffensive qui, en réalité, incarne le silence, l’incertitude et la tension liées à la montée du nationalisme et à la politisation de l’environnement culturel national. Le projet ouvre une question importante : notre imagination peut-elle se transformer en masque docile au service de l’État ? L’équipe d’auteurs a souligné cette position lors de son discours de vernissage. Les institutions culturelles, selon elle, ne devraient pas fonctionner uniquement comme des vitrines du succès national, mais comme des espaces protégeant la liberté de pensée, afin que l’art ne se transforme pas en décoration inoffensive. La crise institutionnelle dans les deux pays est par ailleurs soulignée par le fait que, à l’ouverture officielle du pavillon tchécoslovaque le 7 mai, ni le ministre tchèque de la Culture Oto Klempíř, qui a refusé d’y assister, ni la ministre slovaque de la Culture Martina Šimkovičová n’étaient présents [8].

La Biennale des pauvres
L’envers de l’exclusivité et du prestige de l’édition de cette année est la réalité que le curateur polonais Jacek Sosnowski appelle la Biennale des pauvres. Derrière la surface rutilante se cache une institution en crise financière : les ressources européennes s’amenuisent d’année en année, les grands acteurs financiers américains disparaissent peu à peu de l’exposition et de nombreux pavillons nationaux luttent contre un sous-financement chronique. Sosnowski souligne que de nombreux artistes des pavillons nationaux quittent Venise immédiatement après l’ouverture pour des raisons budgétaires. Ils et elles ne peuvent tout simplement pas se permettre de rester dans une ville devenue hors de prix. De plus, ils et elles sont souvent payés en « menue monnaie » pour leur travail de plus d’une année.

Le modèle des pavillons nationaux se trouve ainsi en crise et le capital privé commence à combler la brèche financière. Entre en scène, par exemple, la maison de mode de luxe Bvlgari, partenaire exclusif de la Biennale jusqu’en 2030, qui a ouvert cette année son propre pavillon corporatif aux Giardini. Grâce à ses ressources financières illimitées, elle peut fonctionner plus librement et sans contraintes bureaucratiques. Cette tendance signale-t-elle un retrait progressif des États-nations au profit de la sphère corporative ?

On parle souvent de la Biennale de Venise comme des Jeux olympiques de l’art. Jacek Sosnowski l’appelle pourtant ironiquement plutôt une ONU de l’art, et qui plus est en très mauvais état. Fragmentation géopolitique, passage au vote du public pour le Lion d’or, perte de l’autorité d’expertise et du poids politique… Venise est devenue cette année le miroir fidèle du chaos mondial. « L’art doit cesser de s’occuper de son apparence extérieure et prendre le contrôle de l’économie des émotions. Car c’est nous qui faisons battre les cœurs », écrit Sosnowski [9].

Viktória Citráková
Viktória Citráková est une artiste et écrivaine slovaque.
Source : https://kapital-noviny.sk/pridte-kvoli-umeniu-zostante-kvoli-geopolitickemu-kolapsu/
Traduit du slovaque avec notes pour ESSF par Adam Novak.
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article78834

Notes
[1] « Historic Strike Disrupts Biennale as Thousands March in Venice », Hyperallergic, 8 mai 2026. Disponible à :
https://hyperallergic.com/historic-strike-disrupts-venice-biennale/
[2] Artwashing : utilisation d’activités artistiques et culturelles pour couvrir ou normaliser une conduite controversée, typiquement par un État, une entreprise ou une institution.
[3] Davyd Chychkan, l’artiste anarchiste tombé sur le front de Zaporijjia en août 2025, est l’une des nombreuses figures du secteur culturel devenues combattantes après l’invasion à grande échelle. Voir Francesca Barca, « The wartime experience of Ukraine’s anarchist Solidarity Collectives », Europe Solidaire Sans Frontières, 8 août 2025. Disponible à :
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article75840
[4] La Fondation de la Biennale a annoncé que les prix seront remplacés cette année par les « Leoni dei Visitatori » (Lions des visiteurs), d’or et d’argent, attribués par le vote du public à la clôture de l’exposition le 22 novembre 2026. Avant la démission du jury, l’artiste du pavillon israélien Belu-Simion Fainaru a déposé des avertissements juridiques contre la Biennale, le ministère italien de la Culture et la présidence du Conseil italien, pour antisémitisme et discrimination fondée sur la nationalité ; les responsables de la Biennale ont par ailleurs averti les jurées qu’elles pourraient être « tenues personnellement responsables des dommages » en cas de litige. Voir Wikipedia, « 61st Venice Biennale », consulté le 20 mai 2026. Disponible à :
https://en.wikipedia.org/wiki/61st_Venice_Biennale
[5] Selon les organisatrices, il s’agissait de la première action publique commune de Pussy Riot et de FEMEN. Le pavillon russe n’a été ouvert qu’à un public sélectionné pendant les trois jours de prévisualisation du 6 au 8 mai 2026 et est resté fermé depuis.
[6] L’artiste du pavillon israélien pour la Biennale 2026 est Belu-Simion Fainaru, dont l’installation Rose of Nothingness a été relocalisée à l’Arsenale.
[7] Voir Vittoria Benzine, « Row Over Russia’s Return to the Venice Biennale Deepens », Artnet News, 28 avril 2026. Disponible à :
https://news.artnet.com/art-world/venice-biennale-leaked-emails-russia-2768384 – les courriels fuités couvrent les échanges depuis juin 2025. La subvention en question est une enveloppe de 2 millions d’euros de l’Agence exécutive « Éducation, audiovisuel et culture » (EACEA) de la Commission européenne pour la période 2025-2028.
[8] Sur le contexte plus large de l’attaque contre les politiques culturelles dans les deux pays, voir Apolena Rychlíková, « The Ministry of Provocation : Czech Culture Policy Under the Far Right – Lessons from Slovakia for Czech Arts Workers », Europe Solidaire Sans Frontières, 13 mars 2026. Disponible à :
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article78302 –
et Adam Novak, « Slovakia’s Paradoxical Foreign Policy Stance : Between Western Integration and Neutrality », Europe Solidaire Sans Frontières, 3 avril 2025. Disponible à :
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article74305
[9] Pour une critique plus large de la « neutralité » comme posture dans le contexte de la guerre de la Russie contre l’Ukraine, voir Slavoj Žižek, « The Dark Side of Neutrality », Europe Solidaire Sans Frontières, 17 février 2023. Disponible à :
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article65734 –
sur l’articulation des deux fronts principaux du moment présent, voir Simon Pirani, « Palestine, Ukraine and the crisis of empires », Europe Solidaire Sans Frontières, 8 avril 2024. Disponible à :
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article70416