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Iran, 1er Mai 2026, le monde est à la croisée des chemins entre le socialisme des travailleurs et la barbarie capitaliste

Déclaration du Parti communiste des travailleurs-Hekmatiste

tirée de hekmatist.org (sur l’image ci-dessus, la une du dernier numéro de l’hebdomadaire du parti)

Le monde d’aujourd’hui est dépourvu de vision et de perspective optimiste pour des milliards de personnes sur Terre. Le monde se trouve dans une situation extrêmement dangereuse et terrifiante. Toutes ces structures, ces leviers et ces piliers sur lesquels le capitalisme s’est construit après la Seconde Guerre mondiale ont été discrédités et s’effondrent.

La guerre et la concurrence entre les États, ainsi qu’une série de politiciens fascistes et d’extrême droite, ont pris la planète en otage. Les bombardements et le terrorisme, le génocide et la menace de destruction massive, la restriction des libertés politiques et la destruction des acquis de générations de la classe ouvrière sont devenus les piliers fondamentaux de la politique bourgeoise et démocratique d’aujourd’hui.

Le risque de guerres plus terribles que toutes celles que l’humanité captive ait jamais connues est plus élevé que jamais. La possibilité d’un affrontement entre les États-Unis, la Russie et la Chine au Moyen-Orient, la reprise de la guerre en Iran et dans la région, la perspective sanglante du plan inhumain pour un « nouveau Moyen-Orient » proclamé par le fasciste Netanyahou, l’expansion du conflit militaire dans le Golfe et en mer Noire, chacun de ces éléments pouvant servir de détonateur à une guerre plus large entre les puissances et les gouvernements impliqués.

Le développement technologique et l’application de l’intelligence artificielle ne sont pas devenus un moyen de bien-être et la possibilité d’une action réelle de l’humanité, mais un instrument de contrôle, de destruction et de domination politique et économique d’un cercle restreint de milliardaires. À travers le langage commun des factions bourgeoises, à savoir l’imposition de l’austérité économique, l’attaque contre le bien-être et les droits minimaux de la classe ouvrière, le contrôle répressif de la société et la surveillance quotidienne des citoyens, l’extrême droite fasciste s’est déchaînée, pouvant ainsi pousser collectivement la société et les rangs de la bourgeoisie vers la droite.

Aujourd’hui, le capitalisme a non seulement rendu conditionnels, voire impossibles pour beaucoup, des droits plus ou moins évidents tels que le droit à la santé, à l’éducation et au logement, mais il menace également un monde déjà en crise des horribles conséquences du fascisme et de guerres destructrices et nucléaires.

L’ordre actuel menace de détruire le monde au détriment de l’humanité. Une fois de plus, et plus que jamais dans l’histoire du capitalisme contemporain, la nécessité d’un changement radical et l’urgence de la montée du mouvement socialiste de la classe ouvrière s’imposent comme une réalité indéniable. L’ordre actuel a fait l’expérience de la brutalité dans toute son intensité du libre marché et de la nouvelle droite conservatrice, du capitalisme d’État de l’ancien bloc de l’Est et de la Chine à la stagnation et à l’effondrement de l’hégémonie, et aujourd’hui, dans le contexte d’une impasse économique, de la stagnation et de l’effondrement de l’hégémonie, il est redevenu la main sûre du fascisme et de la domination militaire.

Lorsque la bourgeoisie des lois et des relations d’hier se discrédite et sonne le clairon de la guerre, lorsque la démocratie et le parlementarisme occidentaux sont les accoucheurs du fascisme, alors le monde a un besoin urgent de l’ascension du prolétariat et d’une vague de révolutions anticapitalistes et socialistes. Jamais auparavant le monde n’a eu autant besoin du communisme, et uniquement du communisme, qu’aujourd’hui.

En Iran, sous le gouvernement de la République islamique, et dans les pays où la caractéristique fondamentale du capitalisme repose sur l’imposition de la tyrannie, la répression brutale et l’exploitation violente d’une main-d’œuvre bon marché, le salaire minimum des travailleurs est bien inférieur au seuil officiel de pauvreté, le travail forcé et le non-paiement des salaires sont la norme, l’injustice, la répression et la terreur des opposants politiques sévissent, l’apartheid sexuel, la misogynie et le gangstérisme sont monnaie courante, les prisons, la torture et les pendaisons sont monnaie courante.

La guerre réactionnaire actuelle a encore aggravé les difficultés et fait reculer la société de plusieurs années. Une conséquence de cette guerre est le renforcement des protestations bellicistes, nationalistes et chauvines de toutes parts, qui sont totalement contraires aux intérêts et à l’unité mondiale des travailleurs. Face à cette vague de droite et de fascisme, les travailleurs mettent en avant l’unité de classe et la solidarité mondiale, au-delà des frontières et des fausses identités.

Le 1er mai souligne l’identité de classe internationaliste de la classe ouvrière en tant que mouvement historique et mondial.

Notre appel aux différentes composantes du mouvement ouvrier international est le suivant : à l’occasion du 1er mai, en opposition à la propagande belliciste, nationaliste et belliciste de la bourgeoisie, soulignons l’unité internationaliste des travailleurs aux quatre coins du globe et, en particulier, la solidarité des travailleurs des pays en guerre contre les gouvernements et la classe capitaliste.

Nous insistons sur la cessation immédiate des guerres réactionnaires en cours en Iran, au Moyen-Orient et en Ukraine. Le monde n’est pas sous le joug de gouvernements réactionnaires, militaristes et terroristes ; les travailleurs peuvent faire cesser la machine, l’humanité éprise de liberté peut tourner la page.

Le 1er mai 2026 est une excellente occasion de proposer une alternative politique à la classe ouvrière pour libérer la société ! Le capitalisme est la cause et l’artisan de toutes les souffrances de l’humanité d’aujourd’hui et il nous a confrontés à la barbarie moderne sous le couvert de la technologie. Nous, les travailleurs, ne voulons pas de cette barbarie et considérons que les êtres humains méritent une vie meilleure ; la révolution ouvrière et le socialisme sont la seule voie pour sauver l’humanité aujourd’hui !

Travailleurs du monde entier, unissez-vous !

Vive la révolution ouvrière !

Liberté, égalité, gouvernement des travailleurs !

16 avril 2026 – Farvardin 27, 1405

Repris via le site « Refrattario e Controcorrente »