Idées et Sociétés, International

Le capitalisme politique iranien et les hésitations de la gauche occidentale : comment une révolte est filtrée par l’idéologie

Le « capitalisme politique » iranien fusionne souveraineté et accumulation, alimentant des révoltes récurrentes. Les sanctions et la répression créent un brouillard épistémique, tandis que le campisme et l’activisme « sans levier » étouffent la solidarité de la gauche occidentale et méconnaissent l’agentivité des soulèvements.

Les vagues récurrentes de révolte en Iran sont souvent décrites comme une succession de « crises » sans lien entre elles : un choc économique ici, un point chaud culturel là, une explosion de colère qui « s’apaise » ensuite. Ce cadre ne tient pas compte de la continuité. Depuis des décennies, les Iranien·nes vivent dans un ordre politico-économique où le pouvoir n’est pas seulement politique, mais aussi une condition préalable à l’accumulation, à la sécurité et à la survie sociale. Lorsqu’un État coercitif et idéologique se heurte à une précarité croissante, il en résulte non pas un soulèvement unique, mais un cycle répété de protestations, de répression meurtrière, d’épuisement, de réorganisation et de nouvelles protestations. Cet essai traite de l’économie politique comme d’un contexte nécessaire, mais il se concentre principalement sur une deuxième énigme : pourquoi certains courants campistes de la gauche anglophone se sont montrés prudents, discrets ou ambivalents face à la répression de masse.

Accumulation axée sur le pouvoir, rente, sanctions et crise comme clientélisme
La nature de l’économie politique iranienne constitue un point de départ utile. L’Iran n’est pas simplement une société capitaliste dotée d’un État autoritaire, ni une « économie corrompue ». Il se rapproche davantage de ce que les théoricien·nes décrivent comme le capitalisme politique : un régime d’accumulation dans lequel l’accès à la richesse, la sécurité des investissements et les privilèges commerciaux sont structurellement subordonnés à la proximité avec les lieux de souveraineté et de coercition. Dans ce type de système, l’accumulation ne génère pas de manière fiable le pouvoir ; c’est le pouvoir qui génère l’accumulation. Les travaux de Mehrdad Vahabi sont particulièrement utiles ici, car ils traitent la coercition et la protection non pas comme des « distorsions » externes de l’économie, mais comme des mécanismes constitutifs à travers lesquels les ressources sont appropriées et coordonnées — ce qu’il qualifie de « capitalisme politique islamique » dans l’Iran contemporain (Vahabi, 2017, 2022).

La dynamique rentière est au cœur de ce système. Le pétrole et d’autres rentes affaiblissent la dépendance de l’État vis-à-vis de la société et font de la coercition un substitut plus viable au consentement que dans les États dépendants des impôts, même si les conditions de vie quotidiennes se détériorent. Dans la vague de protestations actuelle, le rapport d’Amnesty situe l’éruption initiale du 28 décembre 2025 dans un contexte de forte chute de la monnaie, d’inflation et de détérioration des conditions de vie, décrivant la rapidité avec laquelle les griefs économiques peuvent se transformer en révolte directe contre le régime (Amnesty International, 2026).

Les sanctions interagissent alors avec cette structure d’une manière que les débats moralisateurs occidentaux ont souvent tendance à simplifier à l’excès. Quelle que soit l’opinion que l’on ait des raisons invoquées en matière de politique étrangère pour justifier les sanctions, l’économie politique des sanctions tend à accroître l’opacité, la rareté et l’arbitraire. Lorsque le commerce et la finance formels se restreignent, les canaux « parallèles » prennent de la valeur ; les acteurs/actrices bénéficiant d’une couverture institutionnelle, d’une protection coercitive ou d’un accès aux renseignements sont structurellement avantagés pour les exploiter. Dans ces conditions, la gestion de crise peut se transformer en clientélisme. La pénurie n’est pas seulement endurée, elle est administrée, et cette administration devient une opportunité pour des réseaux connectés de tirer profit de la situation. Un détail politique spécifique (règles d’échange « un pour un », etc.) n’est pas nécessaire pour que cette logique s’applique ; ce qui importe, c’est que l’accès contrôlé aux devises fortes, aux autorisations d’importation et à la logistique protégée devienne le terrain où la proximité politique se transforme en avantage matériel.

Enfin, la répression et le contrôle de l’information ne sont pas des ajouts ; ils font partie intégrante de la manière dont le système survit aux chocs de légitimité. Human Rights Watch a documenté comment la coupure nationale d’Internet lors de la vague actuelle a dissimulé l’ampleur des meurtres et des détentions massives, précisément en dégradant la documentation et la communication (Human Rights Watch, 2026a). Les exposés de l’ONU ont également souligné la nécessité d’enquêtes indépendantes sur les meurtres et ont mis en garde contre la dynamique d’escalade autour des manifestations (Nations unies, 2026 ; Office des Nations unies à Genève, 2026). Le point essentiel pour la suite est que la répression n’est pas seulement de la violence ; c’est aussi un contrôle épistémique, un environnement d’incertitude contrôlé.

Tel est le contexte. La question est de savoir comment cette réalité est reconnue de manière sélective – ou non – par certaines parties de la gauche occidentale.

Ce qui circule déjà au sujet de l’hésitation de la gauche
Plusieurs explications ont déjà été avancées par des journalistes et des auteurs/autrices de gauche.

L’une d’elles est le « campisme » : une forme d’anti-impérialisme qui réduit la politique à un seul axe où la puissance occidentale est toujours l’actrice principale et où les régimes non occidentaux sont principalement considérés comme réactifs. Dans ce modèle, les luttes populaires contre les États autoritaires non occidentaux peuvent devenir suspectes à moins qu’elles ne puissent être recodées comme une résistance anti-occidentale. Le reportage de Beckerman décrit comment cela peut dégénérer en insinuations selon lesquelles les manifestations sont essentiellement des opérations de « changement de régime » orchestrées par des puissances étrangères plutôt que des révoltes endogènes (Beckerman, 2026).

Une deuxième crainte est celle de l’instrumentalisation de la guerre. Compte tenu des exemples de l’Irak et de la Libye, de nombreuses er nombreux acteurs de gauche se méfient de tout discours susceptible d’être intégré dans des programmes interventionnistes. Les exposés de l’ONU pendant la crise actuelle, qui font explicitement référence au risque d’escalade, rendent cette préoccupation compréhensible (Bureau des Nations unies à Genève, 2026 ; Nations unies, 2026). Mais une crainte compréhensible peut toujours servir de justification à la non-intervention : passer de « s’opposer à l’intervention » (une position cohérente) à « éviter de parler de répression massive   (un choix qui a des conséquences).

Le troisième facteur est la concurrence entre les différents enjeux, en particulier dans le contexte de Gaza. Beckerman rapporte une logique qui fonctionne comme un raccourci pratique. Ici, les militant·es se mobilisent lorsqu’il existe un levier politique national clair (par exemple, les transferts d’armes), tandis que l’Iran est considéré comme déjà « couvert » par les sanctions, ne laissant « aucun levier » et donc aucune campagne (Beckerman, 2026). C’est là que la critique peut aller au-delà de l’hypocrisie : elle souligne un changement structurel dans ce que devient l’« internationalisme » dans la pratique.

Enfin, le quatrième facteur est la fragmentation organisationnelle induite par la répression, ce qui signifie que le soulèvement est souvent perçu à l’étranger à travers des acteurs/actrices de la diaspora disproportionnellement visibles et une image de marque géopolitiquement lisible. Cela peut faciliter la méconnaissance de la révolte comme étant « de droite » ou comme un « théâtre de changement de régime » – et donc faciliter pour certains anti-impérialistes de la traiter comme  contaminée » et de s’en retirer (Beckerman, 2026).

Il s’agit là de dynamiques réelles, qui expliquent beaucoup de choses. Mais énumérées séparément, elles peuvent occulter la manière dont elles se renforcent mutuellement, en particulier dans des conditions de brouillard épistémique et de capture des représenatations.

Un mécanisme de synthèse
Cet essai s’efforce de synthétiser la manière dont ces raisons peuvent devenir un système, comment le silence (ou la restriction de la parole) émerge comme le résultat de conditions politico-économiques et discursives interdépendantes.

Rentes de représentation : une économie politique de la narration
Tout d’abord, il existe une économie politique de l’attention et de la représentation qui est parallèle à l’économie politique de l’accumulation à l’intérieur de l’Iran. Tout comme les initié·es peuvent contrôler l’accès économique grâce à une proximité coercitive, la narration externe peut être dominée par celles et ceux qui ont accès aux médias, aux réseaux institutionnels et à une image géopolitique reconnaissable. Lorsque la « fenêtre » internationale par défaut sur un soulèvement est produite par des fractions de la diaspora très visibles, en particulier celles qui apparaissent aux médias occidentaux comme bellicistes, monarchistes ou alignées sur des projets géopolitiques conservateurs, la révolte est plus facilement méconnue par les étranger·es comme étant « de droite » ou comme un « théâtre de changement de régime ».

Ce qui importe ici, ce n’est pas seulement l’optique, mais aussi la structure. Certains des projets les plus visibles de la diaspora ne se contentent pas de s’opposer à l’ordre politico-capitaliste existant ; ils peuvent finir par refléter sa disposition sous-jacente envers le pouvoir et « l’ordre » : une préférence pour les solutions descendantes, la permutation des élites, une gouvernance axée sur la sécurité et une politique qui traite la société comme un objet à gérer plutôt que comme une agente collective à organiser. En ce sens, la différence peut ressembler à un changement de personnel ou de symbolisme, tandis que la logique sous-jacente – la politique comme accès, protection et contrôle – reste compatible avec le modèle politico-capitaliste même auquel s’oppose le soulèvement (Vahabi, 2022). C’est l’une des raisons pour lesquelles le problème de la représentation n’est pas superficiel : lorsque des « représentant·es » externes reproduisent des habitudes de pouvoir familières, il devient plus facile pour les personnes extérieures de confondre la révolte elle-même avec une simple rotation des élites plutôt qu’avec une rupture avec le régime d’accumulation coercitif qui a produit la révolte au départ. (Beckerman, 2026).

Brouillard épistémique : quand l’incertitude récompense les a priori
Deuxièmement, les sanctions et la répression créent un environnement épistémique qui amplifie le filtrage idéologique. Les sanctions renforcent l’opacité et encouragent les voies de contournement ; la répression accentue les conditions de black-out, la peur et la rareté des documents. Ensemble, elles nuisent à la vérification et augmentent les gains liés aux a prioripréexistants. Si l’on interprète déjà la dissidence non occidentale à travers un scénario orchestré par l’étranger, un environnement informationnel nébuleux peut faciliter le maintien de cette hypothèse préalable, car moins de signaux crédibles parviennent à traverser le black-out.

Ici, la dynamique politique et capitaliste interne (pénurie, clientélisme, coercition) et la dynamique discursive externe (cadrage conspirationniste, peur de l’instrumentalisation de la guerre) ne sont pas des voies distinctes. Elles peuvent se renforcer mutuellement. Le rapport de Human Rights Watch sur le black-outInternet souligne que les restrictions en matière de communication ont dissimulé l’ampleur réelle des atrocités ; cette dissimulation n’est pas seulement une urgence en matière de droits humains, c’est aussi une condition épistémique qui permet aux modèles idéologiques de prendre le pas sur les preuves (Human Rights Watch, 2026a ; Human Rights Watch, 2026b). Il en résulte une politique d’interprétation où « l’incertitude » ne conduit pas nécessairement à une solidarité prudente, mais peut conduire à la suspicion et au retrait.

Un élément connexe (et peu discuté) est la manière dont la prudence institutionnelle peut involontairement renforcer la dépolitisation. Lorsque les organismes internationaux mettent l’accent sur les contraintes de vérification – et ils doivent le faire –, ils façonnent également l’environnement de signalisation pour les militant·es qui considèrent le langage institutionnel comme le seuil de « ce qui est réel ». Les exposés de l’ONU qui insistent sur la nécessité d’une enquête indépendante et mettent en garde contre une escalade sont essentiels, mais dans une économie de l’attention polarisée, ils peuvent être perçus non pas comme un appel à la solidarité dans l’incertitude, mais comme une permission de reporter la clarté morale jusqu’à ce qu’un moment parfait pour apporter des preuves se présente (Nations unies, 2026 ; Office des Nations unies à Genève, 2026). Ce report est en soi un effet politique de la répression.

Internationalisme domestiqué : la solidarité comme lobbying national
Troisièmement, la logique du « levier politique » n’est pas seulement une excuse pragmatique ; elle signale une domestication de l’internationalisme. Dans ce mode, la solidarité est moins considérée comme un engagement de principe envers les personnes victimes de répression que comme une forme de lobbying national : on se mobilise lorsque son propre État a un rôle évident et immédiat à jouer et lorsqu’il existe une revendication claire qui peut se traduire en pression. Beckerman rapporte également ce raisonnement dans le cas de l’Iran : comme les États occidentaux ont déjà sanctionné l’Iran, il n’y a pas de « demande » supplémentaire et donc pas de campagne (Beckerman, 2026). Le changement est ici évident. L’attention est moins organisée autour de la question « qui est abattu·e, emprisonné·e, disparu·e ? » que autour de « que puis-je exiger de mon gouvernement cette semaine ? ».

Il convient d’ajouter que cela ne réduit pas seulement la mobilisation, mais peut également normaliser le silence en transformant la politique punitive de l’État en substitut à la solidarité. Si les sanctions sont considérées comme la « mesure » par défaut, les militant·es peuvent se retrancher derrière l’idée que « quelque chose est déjà fait », même si les sanctions et la répression renforcent ensemble l’opacité et la pénurie, et même si les conditions de black-outrendent la responsabilisation plus difficile. En ce sens, la posture « sans levier » peut s’inscrire dans le problème plus large de la méconnaissance. Plutôt que d’amplifier une révolte endogène contre un ordre politico-capitaliste coercitif, l’attention est redirigée vers une posture politique préexistante qui est politiquement difficile à remettre en question et facilement absorbée dans un cadre interventionniste. Le résultat est paradoxal. La même posture de sanctions qui est censée « faire quelque chose » peut devenir une justification pour ne pas faire la seule chose que la solidarité peut faire sous la répression : s’aligner publiquement avec les victimes et amplifier leur pouvoir d’action.

Le cadre de la « révolution colorée » : au-delà du silence
Au-delà du silence, il existe une démarche plus corrosive : recoder la révolte iranienne comme une « révolution colorée ». Il ne s’agit pas simplement d’hésitation, mais d’une délégitimation active. Cela transforme la dissidence de masse en un scénario écrit de l’extérieur et traite la répression comme une réaction défensive à la manipulation étrangère. Les critiques de Left Renewal à l’égard des réponses partisanes aux manifestations actuelles décrivent cette démarche : le réflexe de qualifier la révolte de « révolution colorée » plutôt que de la considérer comme une politique venue d’en bas, produite par la crise matérielle et la violence étatique (Chapel, 2026 ; Shahabi, 2026).

Ce cadrage est important car il peut inverser les responsabilités. Non seulement il ne dit rien, mais il nie l’action des insurgé·es et rejoint le discours du régime sur les « instigateurs/instigatrices étranger·es ». De plus, il ne s’agit pas d’une idée idiosyncrasique confinée à une sous-culture. Dépeindre les manifestations comme des « révolutions colorées » orchestrées depuis l’étranger est un trope de désinformation largement documenté utilisé pour délégitimer les mouvements populaires. EUvsDisinfo a répertorié ce discours récurrent dans différents contextes : les manifestations sont présentées comme des « révolutions colorées » provoquées par l’Occident afin d’effacer les griefs locaux et de préformer l’espace informationnel contre la dissidence (EUvsDisinfo, 2020).

Le point logique crucial est que le soutien opportuniste des buses n’implique pas qu’ils en soient les auteurs. Le fait que des acteurs/actrices extérieur·es puissent tenter d’instrumentaliser un soulèvement ne fait pas de ce soulèvement un spectacle de marionnettes. Considérer l’opportunisme comme une preuve d’orchestration, c’est précisément la manière dont les modèles idéologiques prennent le pas sur la réalité.

Ce que la synthèse ajoute, et pourquoi c’est important
Une fois assemblé, le mécanisme se présente comme suit : la capture représentative donne l’impression que la révolte est « appropriée » sur le plan géopolitique ; le brouillard épistémique rend les preuves plus difficiles à stabiliser ; l’internationalisme domestiqué dépriorise les luttes sans leviers nationaux clairs ; et le trope de la « révolution colorée » offre une issue toute faite qui transforme l’incertitude en rejet. Dans ces conditions, le silence n’est pas seulement de l’hypocrisie. C’est le résultat émergent d’une économie de l’attention fonctionnant sous un brouillard épistémique, où la loyauté narrative remplace la recherche, et où la réalité est contrainte de se conformer à l’histoire que l’écosystème sait déjà raconter.

Ici, le problème n’est pas seulement la « mauvaise foi », mais une méconnaissance systématique dans laquelle une partie de la gauche adapte des réalités complexes à des récits préexistants, car l’alternative – avoir deux opinions à la fois, s’opposer à l’intervention impériale tout en reconnaissant la révolte contre la tyrannie non occidentale – exige un travail analytique et politique plus important que ne le permet le modèle. Sous le brouillard épistémique et le bruit des représentations, ces modèles deviennent des paramètres par défaut. Ils ne se contentent pas d’interpréter les événements, ils décident à l’avance quels types d’action peuvent être reconnus comme légitimes.

Il en découle une implication pratique : si la capture des représentations, le brouillard épistémique et le raisonnement « sans levier » affaiblissent conjointement la solidarité, alors la contre-mesure la plus durable n’est pas un meilleur slogan, mais des institutions intermédiaires plus solidement enracinées – des réseaux de la société civile capables de corroborer les affirmations dans des conditions de black-out, de préserver les preuves et d’élargir l’éventail des voix crédibles qui façonnent la « fenêtre » internationale sur les événements. Ce type d’infrastructure réduit le brouillard, résiste à la dérive vers un internationalisme de lobbying national en donnant à la solidarité une forme organisationnelle transnationale et un pouvoir de négociation, et dilue les rentes représentatives en rendant plus difficile pour un projet de marque de diaspora unique de se substituer à une révolte hétérogène (Human Rights Watch, 2026 ; Center for Human Rights in Iran, 2026 ; Sabet, 2026).

Une alternative fondée sur des principes n’est pas compliquée, mais elle est exigeante : s’opposer à l’intervention et aux punitions collectives tout en insistant sur la solidarité avec la révolte venue d’en bas ; refuser l’apologie du régime sans alimenter le discours islamophobe ; rejeter l’emprise de la diaspora sans laisser la visibilité de celle-ci annuler l’action de millions de personnes. La tâche éthique et analytique consiste à faire la synthèse, ce à quoi le campisme a tendance à s’opposer.

Sepehr Haghighi, 30 janvier 2026
https://en.radiozamaneh.com/37714/
Traduit par DE

Références :
Amnesty International. (8 janvier 2026). Iran : le nombre de mort·es et de blessé·es augmente alors que les autorités reprennent leur cycle de répression sanglante des manifestations. Amnesty International.
https://www.amnesty.org/en/latest/news/2026/01/iran-deaths-injuries-authorities-protest-bloodshed/
Beckerman, G. (16 janvier 2026). Le silence de la gauche sur l’Iran. The Atlantic.
https://www.theatlantic.com/culture/2026/01/the-iranians-who-feel-betrayed-by-the-left/685644/
Centre pour les droits humains en Iran. (12 janvier 2026). Interview exclusive : un médecin traitant des manifestant·es en Iran décrit les nombreuses victimes et les hôpitaux débordés. Centre pour les droits de l’homme en Iran.
https://iranhumanrights.org/2026/01/exclusive-interview-physician-treating-protesters-in-iran-describes-mass-casualties-overwhelmed-hospitals/
Chapel, D. (8 janvier 2026). Comment la gauche britannique rejette le soulèvement iranien   le manuel du campisme. Left Renewal.
https://leftrenewal.org/articles-en/chapel-campist-playbook/
EUvsDisinfo. (20 août 2020). Des révolutions colorées partout : les médias pro-Kremlin couvrent les manifestations populaires. EuvsDisinfo.
https://euvsdisinfo.eu/colour-revolutions-everywhere-pro-kremlin-media-covers-popular-protests/
Human Rights Watch. (12 janvier 2026). La coupure d’Internet en Iran dissimule les atrocités. Human Rights Watch.
https://www.hrw.org/news/2026/01/12/irans-internet-blackout-concealing-atrocities
Human Rights Watch. (16 janvier 2026). Iran : de plus en plus de preuves de massacres à l’échelle nationale. Human Rights Watch.
https://www.hrw.org/news/2026/01/16/iran-growing-evidence-of-countrywide-massacres
Sabet, S. [@Sima_Sabet]. (24 janvier 2026). [Message en persan faisant référence à une discussion entre cliniciens sur les signes de victimes dans des conditions de black-out]. X.
https://x.com/Sima_Sabet/status/2015180188116545581
Shahabi, S. (janvier 2026). Les soulèvements en Iran : des racines sociales, pas des fantasmes sécuritaires. Left Renewal.
https://leftrenewal.org/articles-en/shahabi-irans-uprisings-social-roots/
Nations Unies. (15 janvier 2026). Conseil de sécurité EN DIRECT : l’ONU tire la sonnette d’alarme face aux manifestations meurtrières en Iran et aux « possibles frappes militaires ». Nations Unies.
https://www.un.org/en/security-council-live-ambassadors-due-meet-emergency-session-iran
Office des Nations Unies à Genève. (15 janvier 2026). Iran : l’ONU appelle à la « plus grande retenue » pour éviter de nouvelles pertes humaines et une escalade plus importante. Office des Nations Unies à Genève.
https://www.ungeneva.org/en/news-media/news/2026/01/114887/iran-un-urges-maximum-restraint-avert-more-death-wider-escalation
Vahabi, M. (2017). État coercitif, société résistante, développement politique et économique en Iran (Document de travail CEPN n°2017-17). Centre d’économie de l’Université de Paris Nord.
https://ideas.repec.org/p/upn/wpaper/2017-17.html
Vahabi, M. (2022). Coordination destructrice, Anfal et capitalisme politique islamique : une nouvelle lecture de l’Iran contemporain. Springer.