Idées et Sociétés

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La question de l’anti-impĂ©rialisme Ă  sens unique qui se transforme en soutien conscient ou plus rarement inconscient de dictatures s’est retrouvĂ© encore d’actualitĂ©. Maduro, Poutine… la liste s’allonge. Nous ouvrons aujourd’hui une discussion sur cette question en publiant ces notes, d’autres rĂ©flexions sont possibles. Il ne s’agit pas lĂ  de recrĂ©er un dogme mais de rĂ©flĂ©chir ensemble. ML

(quelques notes de Palim Psoa Ă  partir de Moishe Postone, Sadik Jalal Al-Azm et Aziz Al-Azmeh) :

Il existe, au sein de certains courants de la gauche europĂ©enne et mondiale, une sĂ©dimentation idĂ©ologique s’étendant sur plusieurs dĂ©cennies, depuis les annĂ©es 1950-1960, fondĂ©e sur un soutien largement inconditionnel aux « luttes de libĂ©ration nationale ». Celles-ci associent frĂ©quemment nationalisme d’exclusion et rhĂ©torique dite « anti-impĂ©rialiste », et ont souvent Ă©tĂ© perçues comme unilatĂ©ralement « progressistes » par une partie de la gauche occidentale antihĂ©gĂ©monique, notamment tiers-mondiste et marxiste-lĂ©niniste. Ce soutien est frĂ©quemment structurĂ© par une grille de lecture romantique et idĂ©ologisĂ©e, qui tend Ă  occulter ‒ voire Ă  neutraliser ‒ l’examen critique des composantes doctrinales et des trajectoires historiques parfois profondĂ©ment rĂ©actionnaires, voire nausĂ©abondes, de nombre de nationalismes dits de libĂ©ration. Dans ce cadre, le rĂ©flexe dominant consiste souvent Ă  suspendre l’analyse au nom de « la cause », ce qui prĂ©pare le terrain Ă  une forme de campisme idĂ©ologique, antĂ©rieure mĂȘme Ă  sa traduction gĂ©opolitique et en constitue le prolongement logique. C’est ainsi que l’antisionisme portĂ© par des nationalismes arabes d’exclusion a pu ĂȘtre progressivement intĂ©grĂ©, entre 1967 et 1982, par des segments significatifs de la gauche internationale, Ă©galement par l’intermĂ©diaire d’une mĂ©diation idĂ©ologique antĂ©rieure : l’antisionisme d’État soviĂ©tique, lui-mĂȘme largement structurĂ© par des matrices antisĂ©mites. Cette intĂ©gration s’est opĂ©rĂ©e sans que les prĂ©supposĂ©s ni les implications politiques et idĂ©ologiques de cet antisionisme nationaliste aient Ă©tĂ© systĂ©matiquement interrogĂ©s.

D’autres courants de la gauche ont su, au contraire, et depuis longtemps, Ă©viter les impasses idĂ©ologiques hĂ©ritĂ©es des « reprĂ©sentants tiers-mondistes de la marchandise » (RafaĂ«l Pallais, đŒđ‘›đ‘đ‘–đ‘Ąđ‘Žđ‘Ąđ‘–đ‘œđ‘› đ‘ŽÌ€ 𝑙𝑎 đ‘Ÿđ‘’Ìđ‘“đ‘ąđ‘Ąđ‘Žđ‘Ąđ‘–đ‘œđ‘› 𝑑𝑱 𝑡𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑚𝑜𝑛𝑑𝑒, chez Champ Libre) et de la vision lĂ©niniste de l’anti-impĂ©rialisme, porteuses, dĂšs la fin des annĂ©es 1950, d’une idĂ©ologie de la « libĂ©ration nationale » dans le contexte des dĂ©colonisations : il faut notamment penser au courant situationniste, aux « communistes de gauche » (conseillistes) ou encore Ă  l’École de Francfort [1]. Ceux-ci dĂ©nonçaient, dans la vision tiers-mondiste du monde capitaliste, un « nĂ©o-sismondisme qui a le culot d’exiger une distribution gĂ©opolitique plus Ă©quitable de l’aliĂ©nation marchande », ainsi que « l’expression idĂ©ologique de la reconstitution d’une structure “nationale” de domination de classe » (Pallais), tout en y voyant des vecteurs d’une « modernisation de rattrapage » (Robert Kurz), autrement dit d’un capitalisme d’États-nations.

À l’inverse, les gauches tiers-mondistes — structurĂ©es par une vision marxiste-lĂ©niniste de l’« anti-impĂ©rialisme » (maoĂŻstes, castristes, trotskystes et, aujourd’hui, « dĂ©coloniaux ») — ont, dĂšs les annĂ©es 1960, dĂ©portĂ© la mĂ©taphysique du sujet rĂ©volutionnaire de la classe ouvriĂšre europĂ©enne vers les « damnĂ©s de la terre » des pĂ©riphĂ©ries. Dans leur reprise Ă  leur compte du nationalisme antisioniste arabe, elles ont largement participĂ© Ă  ce que l’intellectuel syrien Sadik Jalal Al-Azm dĂ©nonçait comme un « orientalisme ontologique Ă  l’envers », dĂ©jĂ  Ă  l’Ɠuvre dans les nationalismes arabes et les islamismes : une rĂ©appropriation dĂ©fensive mais essentialiste des catĂ©gories orientalistes, qui remplace la domination coloniale par une auto-essentialisation identitaire, au prix de la critique rationnelle et de l’analyse historique [2]. On sait que dans la critique d’Edward SaĂŻd (dont Jalal Al-Azm conteste les aspects problĂ©matiques), l’orientalisme ontologique consiste Ă  considĂ©rer « l’Orient » comme une essence fixe, homogĂšne, intemporelle, fondamentalement diffĂ©rente de « l’Occident » (rationnel, moderne, dynamique). Cette vision sert historiquement la domination coloniale. Cependant, Al-Azm observe que certains intellectuels arabes ou musulmans, et les composantes conservatrices et rĂ©actionnaires du mouvement nationaliste arabe et des courants islamistes, souvent en rĂ©action Ă  l’impĂ©rialisme occidental, reprennent exactement cette logique essentialiste, mais en inversant la valeur normative : L’Orient/l’Islam est prĂ©sentĂ© comme porteur d’une essence propre, irrĂ©ductible Ă  l’Occident, moralement ou spirituellement supĂ©rieur, dotĂ© d’une rationalitĂ©, d’une culture ou d’un destin historique spĂ©cifiques. L’« Occident » devient alors : matĂ©rialiste, dĂ©cadent, nihiliste, incapable de comprendre « l’Orient » autrement que par domination. La structure de pensĂ©e reste la mĂȘme, seule la polaritĂ© s’inverse. Cette position est rĂ©actionnaire et anti-critique, car elle naturalise l’histoire (l’islam atemporel, la « civilisation musulmane » ou la « culture arabe » comme entitĂ©s immuables, des cultures totales et totalisantes, et non comme des systĂšmes hypersociaux, selon l’expression de Marcel Mauss, dotĂ©s de leurs gĂ©nĂ©alogies fictives), dĂ©rive vers l’affirmation d’une diffĂ©rence incommensurable, bloque l’analyse matĂ©rialiste et socio-historique des sociĂ©tĂ©s arabo-berbĂšres, sert de justification idĂ©ologique Ă  l’autoritarisme et au conser-vatisme religieux, alimente des fictions civilisationnistes Ă©tanches et vitalistes ou le refus de l’autocritique, et transforme la critique lĂ©gitime de l’impĂ©rialisme en idĂ©ologie identitaire fermĂ©e. Des franges entiĂšres de la gauche tiers-mondiste, « anti-impĂ©rialiste » puis post-moderne, Ă  le remorque des nationalismes identitaires arabes et des idĂ©ologies civilisationnistes de lĂ©gitimation qui les accompagnent, sont ainsi tombĂ©s, comme l’avait indiquĂ© Ă©galement Aziz Al-Azmeh, dans le panneau de ce « cercle vicieux dans lequel s’enferme l’anti-orientalisme dans la mesure oĂč il conduit directement, dans sa revendication Ă  l’authenticitĂ© et Ă  la singularitĂ©, Ă  la rĂ©orientalisation des Orientaux » [3].

Postone soutient que, si les combats menĂ©s par la gauche en faveur des « libĂ©rations nationales » entre les annĂ©es 1950 et 1970 s’inscrivaient gĂ©nĂ©ralement dans des enjeux plus larges de transformation politique et sociale progressiste — la visĂ©e Ă©tant l’instauration du socialisme, quelle que soit l’évaluation que l’on puisse faire de ses rĂ©alisations concrĂštes —, il faut nĂ©anmoins constater qu’à partir des annĂ©es 1990 s’opĂšre un « changement significatif dans la nature de l’anti-impĂ©rialisme » [4] des gauches Ă  l’échelle mondiale. Les mobilisations contre les impĂ©rialismes occidentaux ne se font alors plus au nom d’une alternative Ă©mancipatrice ou progressiste, mais tendent Ă  soutenir des rĂ©gimes rĂ©actionnaires et conservateurs, porteurs de leurs propres formes d’anti-impĂ©rialisme rĂ©actionnaire, et cela au nom d’autres impĂ©rialismes Ă©tatiques — tout aussi problĂ©matiques que les impĂ©rialismes occidentaux — tels que les impĂ©rialismes chinois, iranien (au sein de ce que l’on appelle « l’Axe de la rĂ©sistance ») ou russe. « PlutĂŽt que de dĂ©terminer la nature du problĂšme, fait observer Postone – un conflit entre une force impĂ©rialiste mondiale et un rĂ©gime brutal et oppressif – la mobilisation contre la guerre a eu tendance Ă  ignorer le caractĂšre nĂ©gatif de ce dernier » .

Ce mĂȘme problĂšme sera Ă©ludĂ© par des courants de gauche relevant d’un anti-impĂ©rialisme fĂ©tichisĂ©, qui ont repris Ă  leur compte, sans examen critique, les contenus exclusivistes, culturalistes et religionnistes du nationalisme arabe anti-sioniste, au moment oĂč, Ă  partir des annĂ©es 1990 et 2000, on assiste Ă  la recomposition du mouvement national palestinien. Les rapports de force internes s’y transforment rapidement : avec, notamment, l’ascension du Hezbollah, du Hamas et du Djihad islamique, puis finalement la prise de contrĂŽle de la bande de Gaza par le Hamas en 2007, c’est-Ă -dire quand les composantes islamistes, rĂ©actionnaires et ouvertement antisĂ©mites du nationalisme palestinien (et rĂ©gional) tendent Ă  se substituer aux composantes historiquement plus progressistes, laĂŻques et Ă©mancipatrices. « La catĂ©gorie de ‘‘camp’’, poursuit Postone, issue de la Guerre froide a amenĂ© Ă  remplacer des catĂ©gories historiques [visant l’Ă©mancipation] par des catĂ©gories spatiales, participant Ă  gommer l’idĂ©e d’une socialisme en tant que dĂ©passement historique du capitalisme ».

Il faut Ă©galement souligner que ce problĂšme n’était pas totalement absent de l’anti-colonialisme et de l’anti-impĂ©rialisme des annĂ©es 1950-1970. En effet, si les gauches dĂ©fendaient alors des contenus progressistes et socialistes censĂ©s accompagner les « libĂ©rations nationales », elles tendaient dĂ©jĂ  Ă  fĂ©tichiser les processus abstraits-rĂ©els du capitalisme impĂ©rial, en les apprĂ©hendant de maniĂšre concrĂ©tiste, particulariste et culturaliste (la catĂ©gorie non mĂ©diatisĂ©e d’« Occident »), et ce en valorisant en sens inverse des contenus fortement concrĂ©tistes, nationalistes, culturalistes et religionnistes au sein des « mouvements de libĂ©ration ». Dans ces circonstances, fait encore remarquer Postone, « l’anticolonialisme s’éloigna de ses origines universalistes et devint une façon dĂ©tournĂ©e d’exprimer une critique radicale de la sociĂ©tĂ© occidentale, se dĂ©clinant sous des formes nationalistes et culturalistes » . Il ne faut donc pas s’étonner que la gauche mondiale contemporaine a pu soutenir, plus ou moins tacitement, des « rĂ©gimes qui ont davantage en commun avec d’anciennes formes rĂ©actionnaires ‒ voire fascistes ‒ de rĂ©bellion. [
] Cette impasse, Ă  mon sens, poursuit Postone, est le signe d’une crise complexe de la gauche, liĂ©e Ă  la prise de conscience que la classe ouvriĂšre industrielle n’était pas et ne deviendrait jamais un sujet rĂ©volutionnaire » . Les gauches dites postmodernes ont hĂ©ritĂ© de cette vision fĂ©tichisĂ©e et concrĂ©tiste de l’« anti-impĂ©rialisme » et en sont venues, par lĂ  mĂȘme, Ă  Ă©riger un diffĂ©rentialisme culturaliste en soubassement thĂ©orique de celui-ci. DĂšs lors, cet « anti-impĂ©rialisme » a pu se rapprocher du soutien — explicite ou implicite — Ă  des rĂ©gimes et Ă  des formes d’anti-impĂ©rialisme rĂ©actionnaires, islamistes, autoritaires et conservateurs, comme en tĂ©moignent les appuis accordĂ©s au Hamas, au Hezbollah, Ă  l’Iran, Ă  la Russie ou Ă  la Chine, ainsi qu’à des rĂ©gimes populistes autoritaires tels que ceux de ChĂĄvez ou de Maduro. Les « anti-impĂ©rialismes fĂ©tichisĂ©s » des gauches ne deviennent alors plus que des courroies de transmission de ces puissances, des alter-Ă©taticitĂ©s et des alter-impĂ©rialitĂ©s capitalistes [5], au lieu de refonder un internationalisme anticapitaliste vĂ©ritablement Ă©mancipateur, un « internationalisme revivifiĂ© » [6] capable de dĂ©passer ces impasses : « un internationalisme, poursuit Postone, qui serait critique au sens global et universel du terme ‒ une critique internationale de l’époque capitaliste qui renverrait Ă  la possibilitĂ© historique d’une vie au-delĂ  du capitalisme. Un tel internationalisme devrait ĂȘtre strictement sĂ©parĂ© des formes d’‘‘internationalisme’’ qui, par essence dualistes, ont caractĂ©risĂ© la longue pĂ©riode de la Guerre froide. Elles Ă©taient dĂ©jĂ  nationalistes dans leur forme et intervertissaient les catĂ©gories du temps et de l’espace. La critique d’un ‘‘camp’’ servait Ă  lĂ©gitimer l’autre, au lieu de considĂ©rer les deux ‘‘camps’’ comme des parties d’un ensemble plus vaste et d’en faire l’objet d’une critique historique » [7].

𝐍𝐹𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐛𝐚𝐬 𝐝𝐞 đ©đšđ đž :

[1] Voir Ă©galement Lola Miesseroff, 𝑉𝑜𝑩𝑎𝑔𝑒 𝑒𝑛 𝑂𝑱𝑡𝑟𝑒-𝑔𝑎𝑱𝑐ℎ𝑒 (Libertalia), qui retrace de maniĂšre Ă©clairante comment, dans ces milieux d’une gauche anticapitaliste qui savait se tenir, on Ă©pinglait le marigot tiers-mondiste et lĂ©niniste de l’époque. Voir surtout de Erick CorrĂȘa, « L’anticolonialisme internationaliste des situationnistes » : https://lundi.am/L-anticolonialisme-internationaliste-des… ; Nedjib Sidi Moussa a aussi rĂ©digĂ© un texte intĂ©ressant : « DĂ©passer l’anticolonialisme. Les spectres algĂ©riens de Guy Debord (1953-1993) » : https://shs.cairn.info/revue-francaise-d-histoire-des… ; voir cet article de l’inestimable Marcel Stoeztler sur la premiĂšre gĂ©nĂ©ration de l’École de Francfort : « ThĂ©orie critique et critique de l’anti-impĂ©rialisme » [publiĂ© en 2019 dans The Sage Handbook of Frankfurt School Critical Theory, volume 3, ouvrage dirigĂ© Beverley Best, Werner Bonefeld et Chris O’Kane], et traduit par Yves Coleman : https://npnf.eu/spip.php?article863

[2] Sadik Jalal Al-Azm, « Orientalisme et orientalisme Ă  l’envers », đ¶đ‘’đ‘  𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑑𝑖𝑡𝑠 𝑞𝑱𝑖 𝑛𝑜𝑱𝑠 ℎ𝑎𝑛𝑡𝑒𝑛𝑡. đŒđ‘ đ‘™đ‘Žđ‘š, 𝑐𝑒𝑛𝑠𝑱𝑟𝑒, 𝑜𝑟𝑖𝑒𝑛𝑡𝑎𝑙𝑖𝑠𝑚𝑒, Paris, Éditions ParenthĂšses, Maison MĂ©diterranĂ©e des sciences de l’homme, 2008.

[3] Aziz Al-Azmeh, 𝐿’𝑜𝑏𝑠𝑐𝑱𝑟𝑎𝑛𝑡𝑖𝑠𝑚𝑒 𝑝𝑜𝑠𝑡𝑚𝑜𝑑𝑒𝑟𝑛𝑒 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑞𝑱𝑒𝑠𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑱𝑠𝑱𝑙𝑚𝑎𝑛𝑒, Arles, Acte Sud, 2004, p. 16.

[4] Moishe Postone « Les dualismes de la modernitĂ© capitaliste », dans collectif, 𝐿𝑒 đ‘ƒđ‘’Ìđ‘Ÿđ‘–đ‘™ đ‘Žđ‘›đ‘Ąđ‘–đ‘ đ‘’Ìđ‘šđ‘–đ‘Ąđ‘’. đŽđ‘›đ‘Ąđ‘–đ‘ đ‘’Ìđ‘šđ‘–đ‘Ąđ‘–đ‘ đ‘šđ‘’ 𝑠𝑡𝑟𝑱𝑐𝑡𝑱𝑟𝑒𝑙 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 đ‘šđ‘œđ‘‘đ‘’đ‘Ÿđ‘›đ‘–đ‘Ąđ‘’Ì 𝑐𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑙𝑖𝑠𝑡𝑒, Albi, Crise & Critique, 2025, p. 448.

[5] Voir Robert Kurz, 𝐿’𝐾𝑡𝑎𝑡 𝑛’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑙𝑒 𝑠𝑎𝑱𝑣𝑒𝑱𝑟 đ‘ đ‘ąđ‘đ‘Ÿđ‘’Ì‚đ‘šđ‘’. đ‘‡â„Žđ‘’Ì€đ‘ đ‘’đ‘  𝑝𝑜𝑱𝑟 𝑱𝑛𝑒 đ‘Ąâ„Žđ‘’Ìđ‘œđ‘Ÿđ‘–đ‘’ 𝑐𝑟𝑖𝑡𝑖𝑞𝑱𝑒 𝑑𝑒 𝑙’𝐾𝑡𝑎𝑡, Albi, Crise & Critique, 2022.

[6] Moishe Postone, « Histoire et impuissance », dans đ¶đ‘Ÿđ‘–đ‘Ąđ‘–đ‘žđ‘ąđ‘’ 𝑑𝑱 đ‘“đ‘’Ìđ‘Ąđ‘–đ‘â„Žđ‘’ 𝑐𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑙. 𝐿𝑒 𝑐𝑎𝑝𝑖𝑡𝑎𝑙𝑖𝑠𝑚𝑒, 𝑙’đ‘Žđ‘›đ‘Ąđ‘–đ‘ đ‘’Ìđ‘šđ‘–đ‘Ąđ‘–đ‘ đ‘šđ‘’ 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑔𝑎𝑱𝑐ℎ𝑒, Paris, PUF, 2013, p. 25 (Ă©galement en ligne) : https://www.palim-psao.fr/…/histoire-et-impuissance…

[7] Moishe Postone, « Internationalisme et anti-impĂ©rialisme aujourd’hui » (en ligne sur le site palim-psao.fr) : https://www.palim-psao.fr/…/internationalisme-et-anti…