Politique et Social

5 Novembre. Déclaration de Solidaires

Les lycéens nous montrent la voie. Après plusieurs semaines de mobilisation massive et déterminée, ils ont contraint le gouvernement à apporter des réponses. Ces réponses sont insuffisantes, mais nous pouvons changer les choses si nous faisons tous grève ensemble !

Cette situation est inacceptable depuis trop longtemps. Nous payons le prix de la crise climatique par des vagues de chaleur, des sécheresses et des incendies. Nous payons le prix des guerres par la hausse des prix des carburants. Nous souffrons du coût élevé de la vie et des inégalités croissantes.

Le Parlement débat actuellement du budget 2027, alors que les gouvernements successifs ont mis à mal les services publics en accordant des allègements fiscaux aux citoyens les plus riches et aux grandes entreprises. L’argent ne manque pas !

Ce que nous voulons obtenir

  • Une augmentation des salaires, des retraites et des prestations sociales, ainsi que leur indexation sur les prix afin de garantir un niveau de vie décent.
  • Une augmentation de l’aide personnalisée au logement (APL) en particulier, et une baisse des loyers.
  • Taxer les entreprises les plus riches et les plus grandes dans le budget 2027 afin de financer les services publics : 10 milliards pour l’éducation, afin de répondre aux demandes des lycéens.
  • Un gel des prix des produits de première nécessité et de l’énergie.
  • Liberté de manifester et changement de doctrine des forces de l’ordre en faveur de la désescalade, interdiction des armes causant des mutilations et des techniques de maîtrise létales.

Dans tous les lieux de travail, il est possible de formuler des revendications plus spécifiques pour son entreprise, son administration ou son service, par le biais d’assemblées et de réunions.

Nous pouvons gagner, si nous faisons grève !

Le soutien populaire aux lycéens est important et les manifestations de samedi dernier ont été impressionnantes. Mais pour gagner, il faut menacer directement les intérêts des employeurs, en paralysant l’économie par des grèves. Le coût de cette lutte doit devenir, pour les employeurs, supérieur aux profits qu’ils tirent de notre exploitation.

Et pour instaurer cet équilibre des forces, il est certes nécessaire de faire grève le 5 novembre, mais aussi de généraliser la grève, afin de la poursuivre dans les semaines suivantes.

Cela coûtera cher, c’est certain, mais pas plus que la vie que le gouvernement et les employeurs nous imposent. Nous pouvons résister en nous organisant, en tenant des assemblées générales sur nos lieux de travail, en prenant en main la poursuite de la grève et en créant de la solidarité entre et avec les grévistes (caisses de grève, réseaux d’approvisionnement, etc.).

Tout le monde peut faire grève

Le droit de grève est un droit fondamental pour tous les travailleurs, consacré par les appels nationaux à l’action du 5 novembre et par les préavis de grève dans le secteur public. Chaque grève compte, renforce les autres, rend la situation intenable pour les employeurs et les oblige à céder. La meilleure façon de soutenir le mouvement est de se joindre à la grève !