Soutien à la lutte du peuple iranien pour ses droits
Vers une véritable liberté et égalité, et non un retour au passé
7 janvier 2026

Syndicat des travailleurs des autobus de Téhéran …
Les manifestations populaires et les grèves dans les villes du pays en sont désormais à leur onzième jour. Malgré un climat de plus en plus répressif, le déploiement massif des forces de police et de sécurité et la répression violente, les manifestations ont continué à prendre de l’ampleur, tant en termes de nombre que de forme. Selon nos informations, au cours de cette période, au moins 174 lieux dans 60 villes de 25 provinces ont été le théâtre de manifestations, et des centaines de manifestant.es ont été arrêtés. Tragiquement, au moins 35 manifestant.es, dont des enfants, ont été tués pendant cette période.
De Dey 1396 (janvier 2018) à Aban 1398 (novembre 2019) et Shahrivar 1401 (septembre 2022), le peuple opprimé d’Iran est descendu à plusieurs reprises dans la rue pour manifester son rejet des relations économiques et politiques dominantes et des structures fondées sur l’exploitation et les inégalités. Ces mouvements ne visent pas à restaurer le passé, mais à construire un avenir libre de la domination du capital, un avenir fondé sur la liberté, l’égalité, la justice sociale et la dignité humaine.
Tout en exprimant notre solidarité avec les luttes populaires contre la pauvreté, le chômage, la discrimination et la répression, nous nous opposons clairement et sans équivoque à tout retour à un passé marqué par les inégalités, la corruption et l’injustice. Nous croyons que seule la participation consciente et organisée et le leadership de la classe ouvrière et des peuples opprimés eux-mêmes peuvent mener à une véritable libération, et non la résurgence de formes de pouvoir rétrogrades et autoritaires imposées d’en haut. Dans ce contexte, les travailleurs et travailleuses, les enseignant.es, les retraité.es, les infirmières, les étudiant.es, les femmes et surtout les jeunes, malgré la répression généralisée, les arrestations, les licenciements et les pressions économiques sévères, restent en première ligne de ces luttes. Le Syndicat des travailleurs de la compagnie de bus de Téhéran et de sa banlieue souligne la nécessité de poursuivre les protestations indépendantes, conscientes et organisées.
Nous avons déclaré à plusieurs reprises – et nous le répétons une fois de plus – que la voie vers la libération des travailleurs, travailleuses et des opprimé.es ne passe pas par l’imposition de dirigeants venus d’en haut, ni par le recours à des puissances étrangères, ni par des factions au sein de l’establishment au pouvoir. Elle passe plutôt par l’unité, la solidarité et la création d’organisations indépendantes sur les lieux de travail, dans les communautés et au niveau national. Nous ne devons pas nous permettre d’être à nouveau victimes des luttes de pouvoir et des intérêts des classes dirigeantes.
Le Syndicat condamne également fermement toute propagande, justification ou soutien à une intervention militaire par des États étrangers, notamment les États-Unis et Israël. De telles interventions conduisent non seulement à la destruction de la société civile et au massacre de civils, mais fournissent également un nouveau prétexte à la poursuite de la violence et de la répression par ceux qui détiennent le pouvoir. L’expérience passée a montré que les États occidentaux dominants n’accordent aucune valeur à la liberté, aux moyens de subsistance ou aux droits du peuple iranien.
Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenu.es et soulignons la nécessité d’identifier et de poursuivre ceux qui ont ordonné et exécuté le massacre des manifestants.
Vive la liberté, l’égalité et la solidarité de classe !
La solution pour les opprimé.es réside dans l’unité et l’organisation.
Syndicat des travailleurs de la compagnie de bus de Téhéran et de sa banlieue
Liens vers la déclaration originale en farsi et ici
Texte repris de

