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Iran.« Femme, vie, liberté » résonne dans les campus au quatrième jour

Le quatrième jour des manifestations étudiantes a été marqué par une propagation sans précédent des rassemblements dans les universités de différentes régions du pays. Dès le petit matin, des informations ont commencé à circuler concernant des sit-in et des manifestations dans plusieurs universités de Téhéran et d’autres villes.

À Téhéran, des étudiant·es se sont rassemblé·es à l’université de Téhéran, à l’université technologique Sharif, à l’université Shahid Beheshti, à l’université des sciences et technologies d’Iran, à l’université Khajeh Nasir, à l’université Alzahra, à l’université des arts, à l’université Soore et à l’université d’architecture et d’art Pars.

À l’université de Téhéran, les étudiant·es en sciences sociales ont transformé leur sit-in en un grand rassemblement dans la cour centrale, scandant des slogans tels que « Femme, vie, liberté, République iranienne », « Libérez les étudiant·es emprisonné·es », « Libérez les prisonnier·es politiques » et « Nous jurons par le sang de nos camarades que nous tiendrons bon jusqu’au bout ».

À la faculté des sciences sociales de l’université de Téhéran, les étudiant·es ont organisé un sit-in et scandé des slogans tels que « Non à la monarchie, non à la suprématie, non au régime réactionnaire de Rajavi » et « Femme, vie, liberté ».

À l’université Sharif, les étudiant·es se sont rassemblé·es pendant plusieurs jours d’affilée et ont chanté ensemble l’hymne « Ey Iran ». Des slogans tels que « Pauvreté, corruption, hausse des prix, nous nous battrons jusqu’au renversement » et « Tant que le clergé ne sera pas enterré, cette patrie ne sera pas une patrie » ont résonné sur le campus.

Un autre rassemblement a eu lieu à l’université Shahid Beheshti, où les étudiant·es ont appelé les autres à se joindre à elles et eux en scandant « Nous ne voulons pas de spectateurs/spectatrices, rejoignez-nous ». À l’université des sciences et technologies d’Iran et à l’université Khajeh Nasir, des rapports ont fait état d’affrontements violents impliquant les forces Basij. À Khajeh Nasir, selon les témoignages d’étudiant·es, un·e étudiant·e·a été grièvement blessé lors d’une attaque menée par des membres du Basij.

L’université des arts de Téhéran a également été le théâtre d’une grande manifestation, au cours de laquelle les étudiant·es ont scandé des slogans tels que « Mort au dictateur », « Liberté, liberté, liberté » et « Pour chaque personne tuée, mille autres se dressent derrière elle ». À Mashhad, les étudiant·es de l’université Sajjad se sont rassemblé·es malgré les tentatives de la sécurité du campus pour bloquer la manifestation, scandant « Liberté ».

Malgré la forte présence des forces de sécurité et des Basij sur les campus, le quatrième jour de manifestations s’est poursuivi avec des slogans anti-régime et des revendications en faveur de la liberté. De « Cette année est l’année du sang ; Seyed Ali sera renversé » à « Femme, vie, liberté », le message des étudiant·es est clair : ces manifestations ne sont pas temporaires, elles font partie d’un mouvement continu au sein des universités iraniennes.

Siyavash Shahabi, 24 février 2026
https://firenexttime.net/woman-life-freedom-echoes-across-campuses-on-day-four/
Traduit par DE Repris d‘Entre les lignes Entre les mots